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Simulateur CRM
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Le coefficient de réduction-majoration — le CRM, que l'on écrit indifféremment bonus malus ou bonus-malus — multiplie ou divise votre cotisation d'assurance auto par un facteur allant de 0,50 à 3,50. C'est le seul paramètre de votre tarif auto que la loi encadre entièrement, et le seul que vous puissiez faire évoluer. Le simulateur SI CLAIRE ci-dessus calcule votre CRM réel, c'est-à-dire celui qu'un assureur retiendra effectivement à la souscription : sinistres survenus depuis l'édition de votre relevé d'information, résiliation, suspension de permis et statut jeune conducteur inclus. Ces éléments n'apparaissent sur aucun autre simulateur, et ce sont précisément eux qui font l'écart entre le coefficient inscrit sur votre relevé et le tarif qu'on vous annonce au téléphone.
Réponse rapide
Le bonus-malus se calcule en multipliant le coefficient de l'année précédente par 0,95 après douze mois sans sinistre responsable, par 1,25 pour chaque sinistre totalement responsable et par 1,125 pour chaque sinistre partiellement responsable. Le résultat est tronqué à deux décimales, ne peut descendre sous 0,50 ni dépasser 3,50. Votre cotisation d'assurance auto finale = prime de référence de l'assureur × CRM. Le barème est fixé par l'annexe de l'article A.121-1 du Code des assurances et s'impose à toutes les compagnies.
Le CRM est un mécanisme légal de tarification, obligatoire en France sur l'assurance de responsabilité civile automobile. Il n'est pas un argument commercial mais une clause type imposée par le Code des assurances : aucun assureur ne peut inventer son propre barème, l'appliquer différemment ou refuser de reprendre le coefficient acquis chez un concurrent.
Tout conducteur démarre à 1,00, coefficient neutre. Chaque année, à l'échéance annuelle du contrat, il est recalculé selon un seul critère : votre responsabilité dans les sinistres de la période. En dessous de 1,00, on parle de bonus ; au-dessus, de malus. Un CRM de 0,50 correspond à 50 % de réduction sur la prime de référence, un CRM de 3,50 à une majoration de 250 %.
Deux caractéristiques structurent tout le reste, et sont mal comprises par la plupart des assurés :
Le calcul repose sur une multiplication successive, année après année, jamais sur une addition ou un pourcentage appliqué à la prime initiale :
| Événement sur la période de référence | Multiplicateur | Effet |
|---|---|---|
| Aucun sinistre responsable | × 0,95 | −5 % de coefficient |
| Sinistre partiellement responsable | × 1,125 | +12,5 % |
| Sinistre totalement responsable | × 1,25 | +25 % |
| Deux sinistres responsables la même année | × 1,25 × 1,25 | +56,25 % |
Exemple. Un conducteur à 0,76 provoque un accident dont il est entièrement responsable. Son nouveau coefficient est 0,76 × 1,25 = 0,95. Sur une prime de référence de 780 €, sa cotisation passe de 592 € à 741 €, soit 149 € de plus par an — et ce surcoût se prolonge tant qu'il n'a pas regagné les années de bonus perdues, ce qui prendra quatre ans.
Contrairement à ce qu'on lit partout, la période prise en compte n'est pas l'année civile ni les douze mois précédant l'échéance. C'est une période de douze mois consécutifs se terminant deux mois avant l'échéance annuelle du contrat.
Conséquence concrète : un sinistre responsable survenu dans les deux mois précédant votre échéance n'est pas intégré au coefficient de cette année-là — il le sera l'année suivante. C'est exactement le décalage qui produit l'effet « mon relevé indique 0,64 mais l'assureur m'annonce un tarif de malussé » : le sinistre est connu de la compagnie mais pas encore répercuté sur le coefficient. Le simulateur ci-dessus retraite ce décalage, c'est sa fonction première.
Le résultat est tronqué, jamais arrondi. 0,90 × 0,95 = 0,855, ce qui donne un CRM de 0,85 et non 0,86. Sur treize années de bonus, cette troncature répétée fait gagner environ un an sur la descente vers 0,50 par rapport à un calcul arrondi. Les simulateurs qui arrondissent affichent des coefficients faux d'un cran.
Un conducteur partant de 1,00 sans aucun sinistre responsable :
| Année d'assurance | CRM | Réduction | Cotisation sur base 800 € |
|---|---|---|---|
| Souscription | 1,00 | — | 800 € |
| 1 an | 0,95 | 5 % | 760 € |
| 2 ans | 0,90 | 10 % | 720 € |
| 3 ans | 0,85 | 15 % | 680 € |
| 4 ans | 0,80 | 20 % | 640 € |
| 5 ans | 0,76 | 24 % | 608 € |
| 6 ans | 0,72 | 28 % | 576 € |
| 7 ans | 0,68 | 32 % | 544 € |
| 8 ans | 0,64 | 36 % | 512 € |
| 9 ans | 0,60 | 40 % | 480 € |
| 10 ans | 0,57 | 43 % | 456 € |
| 11 ans | 0,54 | 46 % | 432 € |
| 12 ans | 0,51 | 49 % | 408 € |
| 13 ans | 0,50 | 50 % | 400 € |
Le plancher de 0,50 est atteint après treize années d'assurance sans sinistre responsable, et ne peut jamais être dépassé : il n'existe pas de bonus supérieur à 50 %.
| Point de départ | 1 sinistre responsable | 2 sinistres | 3 sinistres |
|---|---|---|---|
| 0,50 | 0,62 | 0,78 | 0,97 |
| 0,80 | 1,00 | 1,25 | 1,56 |
| 1,00 | 1,25 | 1,56 | 1,95 |
| 1,25 | 1,56 | 1,95 | 2,43 |
| 1,50 | 1,87 | 2,34 | 2,92 |
| 2,00 | 2,50 | 3,12 | 3,50 (plafond) |
| 2,80 et au-delà | 3,50 (plafond) | 3,50 | 3,50 |
Le plafond légal est de 3,50. Au-delà, le coefficient ne monte plus — mais l'assureur conserve son droit de résilier le contrat après sinistre, et c'est en pratique ce qui arrive bien avant d'atteindre 3,50.
Après deux années consécutives sans sinistre responsable, tout coefficient supérieur à 1,00 est automatiquement ramené à 1,00, quel que soit son niveau. Un conducteur à 2,50 revient donc à 1,00 en deux ans, sans passer par 2,37 puis 2,25. C'est la disposition la plus favorable du dispositif, et la plus méconnue.
Attention : elle ne fonctionne que dans le sens du malus. Elle ne permet jamais de descendre plus vite sous 1,00 vers le bonus.
Un conducteur qui détient le coefficient 0,50 depuis au moins trois années consécutives ne subit aucune majoration lors de son premier sinistre responsable. Son CRM reste à 0,50. La règle est légale et opposable à l'assureur — elle n'a rien à voir avec les options commerciales « protection du bonus » vendues en supplément, qui, elles, sont contractuelles et limitées.
Seule la responsabilité compte, pas la déclaration. N'ont aucun effet sur le CRM :
Renoncer à déclarer un bris de glace « pour ne pas être malussé » revient à perdre une indemnisation sans rien gagner. En revanche, le stationnement sans tiers identifié est traité comme un sinistre responsable par la majorité des compagnies : c'est là que se joue l'arbitrage.
Un conducteur secondaire déclaré qui provoque un accident responsable fait monter le CRM du conducteur principal du contrat. Son propre coefficient, s'il en a un ailleurs, n'est pas affecté. C'est un point de vigilance majeur pour les parents assurant un jeune conducteur en secondaire sur leur véhicule.
Si vous assurez un second véhicule dont vous êtes conducteur principal, l'assureur applique le CRM de votre premier contrat, et non 1,00. Lorsque plusieurs coefficients coexistent, la pratique de marché consiste à retenir la moyenne ou le plus défavorable selon les compagnies.
On lit fréquemment qu'« au-delà de trois ans d'interruption, le CRM revient légalement à 1,00 ». Cette règle n'existe pas dans le Code des assurances. Aucun texte n'efface un coefficient acquis.
La réalité est différente et plus contraignante : le coefficient reste acquis en droit, mais chaque assureur fixe librement la durée pendant laquelle il accepte de reprendre un relevé d'information ancien. En pratique, cette durée s'échelonne de 12 à 36 mois selon les compagnies. Au-delà, l'assureur ne conteste pas votre bonus : il refuse simplement de le reprendre, applique 1,00 et vous requalifie souvent en profil sans antécédents récents, avec la surprime correspondante.
Deux seuils comptent dans les faits :
Si vous êtes dans ce cas, il reste possible d'obtenir une reprise commerciale partielle en produisant vos anciens relevés, une attestation d'assurance étrangère, ou la preuve d'une conduite régulière sur véhicule de fonction. Cela relève de la négociation dossier par dossier, pas d'un droit.
C'est le cœur du problème que ce simulateur a été conçu pour traiter, et la raison pour laquelle un calcul « théorique » du bonus-malus ne suffit pas à anticiper un tarif.
Votre relevé d'information photographie une situation à une date donnée. Entre cette date et votre demande de devis, plusieurs événements peuvent avoir modifié en profondeur votre profil de risque sans figurer nulle part sur le document :
Un relevé émis en janvier ne mentionne pas un accident responsable de mars. Vous vous présentez avec un CRM de 0,68 ; l'assureur, après consultation de son questionnaire de déclaration, calcule sur 0,85 et tarife en conséquence. L'écart n'est pas une erreur de sa part : c'est le CRM réel. Le simulateur ci-dessus ne retient que les sinistres postérieurs à votre date d'acquisition du CRM, les antérieurs étant déjà intégrés au coefficient du relevé — c'est ce double comptage qui fausse la plupart des estimations faites à la main.
Une résiliation à l'initiative de la compagnie n'affecte pas le coefficient d'un centième, mais elle change tout à la souscription. Elle est déclarée dans le fichier AGIRA, consultable par l'ensemble du marché pendant plusieurs années, et son motif détermine les portes qui restent ouvertes :
Là encore, aucun impact sur le CRM — et un impact déterminant sur l'assurabilité. Une suspension pour alcoolémie ou stupéfiants place le dossier hors du marché standard, indépendamment d'un bonus 0,50 par ailleurs. Une annulation impose de repartir sur un contrat conducteur novice après repassage du permis. C'est le paradoxe que rencontrent beaucoup de conducteurs : un excellent bonus-malus et une impossibilité totale de s'assurer au tarif normal.
SI CLAIRE est un cabinet de courtage indépendant immatriculé à l'ORIAS, spécialisé dans les profils que les assureurs standards refusent : malussés, résiliés, suspension de permis, jeunes conducteurs, VTC et taxis. Nous interrogeons quinze compagnies partenaires, dont plusieurs positionnées exclusivement sur le risque aggravé.
Faire étudier mon dossier gratuitement 01 89 71 40 45Du lundi au vendredi, 10h–13h et 14h–20h. Appel non surtaxé, sans engagement.
Le relevé d'information est le document officiel qui porte votre CRM. Votre assureur est tenu de vous le remettre sous quinze jours sur simple demande, gratuitement, et automatiquement en cas de résiliation. Un refus est illégal.
Quatre informations à vérifier avant tout devis :
Souscrire sans produire son relevé conduit l'assureur à appliquer un CRM par défaut de 1,00. Pour un conducteur à 0,50, la cotisation double instantanément. Demandez systématiquement votre relevé un mois avant tout changement de compagnie.
Le CRM de départ est 1,00, comme tout le monde — mais s'y ajoute une surprime légale distincte du bonus-malus : jusqu'à 100 % la première année, 50 % la deuxième, 25 % la troisième, puis suppression. Elle est réduite de moitié après une conduite accompagnée. Cette surprime s'applique sur la prime de référence, indépendamment du coefficient : c'est pourquoi un jeune conducteur à 1,00 paie deux à trois fois plus qu'un conducteur expérimenté au même coefficient.
Le bonus-malus s'applique selon le même barème, mais le kilométrage annuel et l'usage professionnel placent ces contrats sur un marché à part, avec un nombre restreint de porteurs. Un malus qui reste gérable en usage privé peut suffire à fermer le marché VTC. À l'inverse, l'antériorité d'activité et l'attestation de l'exploitant pèsent souvent plus lourd que le coefficient lui-même.
Les véhicules sans permis relèvent également du dispositif de bonus-malus, ce que beaucoup de conducteurs ignorent. Le coefficient acquis en VSP est transférable vers un contrat automobile classique lors du passage du permis — un capital de bonus qu'il est fréquent de laisser perdre par méconnaissance.
Barème identique. Le CRM auto et le CRM moto sont toutefois distincts et n'ont pas vocation à se transférer d'une catégorie à l'autre : un excellent bonus auto ne vaut pas antécédent moto, et l'inverse est vrai.
Un coefficient dégradé n'est pas une impasse, mais il impose de sortir du circuit habituel. Trois voies existent, dans cet ordre de priorité :
Parallèlement, la règle de la descente rapide reste votre meilleur allié : deux années consécutives sans sinistre responsable ramènent n'importe quel malus à 1,00. Beaucoup de conducteurs, découragés par un premier tarif, ignorent qu'ils sont à dix-huit mois d'un retour à la normale.
Multipliez votre coefficient actuel par 0,95 pour chaque année sans sinistre responsable, par 1,25 pour chaque sinistre totalement responsable et par 1,125 pour chaque sinistre partiellement responsable. Tronquez le résultat à deux décimales sans arrondir, en respectant le plancher de 0,50 et le plafond de 3,50. Le simulateur en haut de page effectue ce calcul en intégrant les règles dérogatoires que le calcul manuel omet.
Deux années consécutives sans sinistre responsable ramènent automatiquement tout coefficient supérieur à 1,00 à la valeur 1,00, quel que soit son niveau de départ. Le malus n'est donc jamais définitif, même à 3,50.
Treize années d'assurance sans aucun sinistre responsable, en partant du coefficient 1,00. C'est le plancher légal : il n'existe pas de coefficient inférieur à 0,50.
Non. Seuls les sinistres engageant votre responsabilité, totalement ou partiellement, modifient le coefficient. Vol, incendie, bris de glace, catastrophe naturelle et accidents où votre responsabilité est nulle sont sans effet.
Au conducteur. Il est transféré automatiquement en cas de changement ou d'ajout de véhicule, à condition que les conducteurs habituels déclarés au contrat restent les mêmes.
Il est repris à l'identique. Le nouvel assureur ne peut ni le recalculer ni l'ignorer, dès lors que vous produisez votre relevé d'information. Sans ce document, un coefficient par défaut de 1,00 sera appliqué.
Pas si vous détenez le coefficient 0,50 depuis au moins trois années consécutives. Dans ce cas, le premier sinistre responsable n'entraîne aucune majoration et votre CRM reste à 0,50. Cette règle est légale, pas commerciale.
Le plus souvent parce qu'un sinistre est survenu après l'édition du relevé, ou dans les deux mois précédant votre dernière échéance — période exclue de la période de référence et donc pas encore répercutée sur le coefficient. Il peut aussi s'agir d'une majoration liée à une résiliation antérieure, qui ne modifie pas le CRM mais bien le tarif.
Non, la résiliation n'a aucun effet mécanique sur le coefficient. Elle est en revanche enregistrée au fichier AGIRA et consultable par l'ensemble du marché, ce qui conditionne l'acceptation de votre dossier et le niveau de surprime appliqué.
Non. Mais elle vous exclut du marché standard, en particulier lorsqu'elle fait suite à une alcoolémie, à un usage de stupéfiants ou à un délit de fuite. Le recours au courtage spécialisé devient alors nécessaire.
Il n'est pas effacé en droit, mais chaque assureur fixe librement la durée pendant laquelle il accepte de reprendre un relevé ancien — généralement entre 12 et 36 mois. Au-delà, un coefficient de 1,00 est appliqué et le profil est fréquemment requalifié en conducteur sans antécédents récents.
Sur simple demande écrite à votre assureur, qui doit vous le transmettre gratuitement sous quinze jours. Il est aussi le plus souvent téléchargeable depuis l'espace client. En cas de résiliation, sa remise est automatique.
Les majorations se cumulent multiplicativement : coefficient × 1,25 × 1,25, soit +56,25 %. Un CRM de 1,00 passe ainsi à 1,56.
Oui, selon le même barème légal. Le coefficient acquis en voiture sans permis est transférable vers un contrat auto classique. En revanche, CRM auto et CRM moto restent des historiques distincts.
Sources et références légales. Code des assurances, article A.121-1 et son annexe (clause type de réduction-majoration) ; articles L.113-3 et suivants relatifs à la résiliation ; article A.335-9-2 relatif à la surprime des conducteurs novices. Contenu rédigé et vérifié par SI CLAIRE, société de courtage en assurances immatriculée à l'ORIAS sous le n° 21008021, 66 avenue des Champs-Élysées, 75008 Paris. Dernière mise à jour : août 2026. Les informations présentées ont une valeur pédagogique et ne constituent pas un conseil personnalisé au sens de l'article L.521-4 du Code des assurances ; l'estimation fournie par le simulateur n'engage aucun assureur et ne vaut pas proposition tarifaire.