Vous venez d'avoir un accrochage ?

Ne déclarez rien
avant d'avoir fait le calcul

Franchise, malus, risque de résiliation : entre déclarer et payer vous-même, l'écart dépasse souvent 1 500 € sur cinq ans. Un conseiller SI CLAIRE vous répond tout de suite.

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Outil gratuit · Sans inscription

Faut-il déclarer ce sinistre ? Calculez ce qu'il va vraiment vous coûter

Un accrochage à 1 800 € peut vous coûter 3 200 € sur cinq ans une fois le malus appliqué. Ou 400 € seulement. Tout dépend de votre coefficient, de votre franchise et de votre formule. Ce simulateur fait le calcul en trente secondes, avant que vous ne décrochiez votre téléphone.

  • Règles officiellesAnnexe art. A.121-1 du Code des assurances
  • Projection 8 ansFranchise + surcoût de prime cumulé
  • Courtier ORIASSI CLAIRE — n° 21008018
+25 %de malus par sinistre responsable
5 joursouvrés pour déclarer
5 anspour effacer un malus
40 à 100 %de surprime après résiliation
  1. 1Le sinistre
  2. 2Vos coordonnées
  3. 3Vos chiffres

Étape 1 sur 3

Que s'est-il passé ?

Avant de calculer, il faut savoir si vous avez le choix. Dans plusieurs cas la déclaration est obligatoire, dans d'autres elle ne touche pas votre bonus.

Accident avec un tiers

Dommage sans tiers

Garanties spécifiques

Êtes-vous obligé de déclarer ?

C'est la première question, et la seule qui admette une réponse binaire. L'article L.113-2 du Code des assurances impose de déclarer tout sinistre de nature à engager la garantie, dans un délai de cinq jours ouvrés. Deux jours ouvrés seulement en cas de vol.

Dans les faits, la marge de manœuvre dépend d'un seul élément : y a-t-il un tiers ?

Un constat a été signé, ou le tiers a relevé votre plaque. Vous n'avez pas le choix. L'autre conducteur déclarera de son côté, votre assureur sera informé par le sien, et une non-déclaration vous expose à une déchéance de garantie. Déclarez, et servez-vous du simulateur pour savoir ce qui vous attend plutôt que pour décider.

Un tiers est impliqué mais rien n'a été signé. Un arrangement direct reste possible, à une condition : obtenir une décharge écrite, datée et signée, où il renonce expressément à tout recours. Sans ce document, il peut déclarer trois semaines plus tard, et vous serez alors en déclaration tardive.

Aucun tiers. Vous avez heurté un plot de parking, un mur, une glissière. Ne pas déclarer revient à renoncer à l'indemnisation, ce qui est votre droit. C'est la situation où le calcul décide.

Votre formule couvre-t-elle seulement ce sinistre ?

Beaucoup d'automobilistes se posent la question du malus alors que leur contrat ne leur donnerait rien de toute façon. C'est la vérification à faire en premier.

Au tiers simple, seule la responsabilité civile est couverte : les dommages causés aux autres. Vos propres réparations restent intégralement à votre charge. Si vous heurtez un mur avec un contrat au tiers, il n'y a rien à déclarer — et rien à espérer.

En tiers étendu, s'ajoutent en général le vol, l'incendie, le bris de glace et les catastrophes naturelles. Mais pas les dommages tous accidents : une sortie de route reste à votre charge.

En tous risques, les dommages à votre véhicule sont couverts même quand vous êtes responsable et même sans tiers. C'est la seule formule où la question « déclarer ou pas » se pose vraiment sur un dommage seul.

Le piège le plus coûteuxUn accident responsable avec un tiers vous vaut le malus même au tiers simple. Votre responsabilité civile a joué pour indemniser l'autre conducteur, donc votre coefficient est majoré — pendant que vos propres réparations restent à votre charge. C'est la situation la plus coûteuse qui soit.

Comment se calcule exactement le malus

Le coefficient de réduction-majoration, le CRM, n'est pas fixé par votre assureur : il est encadré par l'annexe à l'article A.121-1 du Code des assurances, identique chez tous les assureurs français. Il démarre à 1,00 au premier contrat et évolue selon quatre règles.

  • Chaque année sans sinistre responsable retire 5 %. Multiplication par 0,95, plancher à 0,50 atteint après treize années sans accroc.
  • Chaque sinistre entièrement responsable ajoute 25 %. Multiplication par 1,25, plafonnée à 3,50.
  • Une responsabilité partagée ajoute 12,5 %. Multiplication par 1,125.
  • Deux années consécutives sans sinistre ramènent le coefficient à 1,00 s'il était supérieur. C'est la descente rapide : un malussé à 1,56 revient à 1,00 après deux ans propres.

Le piège n'est pas la majoration elle-même, mais le fait qu'elle s'applique à toutes les échéances suivantes, sur une base qui met des années à redescendre. Un conducteur à 0,68 qui déclare un sinistre responsable passe à 0,85, puis 0,80, 0,76, 0,72, 0,68 : cinq ans pour retrouver son point de départ.

Une nuance que peu d'assurés connaissent : le coefficient ne s'applique qu'à la prime de référence en responsabilité civile. Vos garanties dommages, vol ou bris de glace n'y sont pas soumises. Sur un contrat tous risques où la RC représente environ la moitié de la cotisation, le malus coûte donc à peu près deux fois moins qu'un calcul appliqué à la prime entière ne le laisserait croire. C'est cette correction que le simulateur applique.

Autre exception utile : l'assuré qui bénéficie d'un coefficient de 0,50 depuis au moins trois ans conserve ce coefficient après son premier sinistre responsable. Si vous êtes dans ce cas, déclarez : votre seul coût est la franchise.

Les sinistres qui ne touchent pas votre bonus

Sous réserve que votre formule les couvre, les garanties suivantes sont hors bonus-malus :

  • Le bris de glace. Aucun impact. Sur un pare-brise réparable, la franchise est souvent nulle chez un réparateur agréé.
  • Le vol et la tentative de vol. Aucun impact. Dépôt de plainte obligatoire, déclaration sous deux jours ouvrés.
  • L'incendie. Aucun impact, sous réserve des conditions de la garantie.
  • La grêle, la tempête, les catastrophes naturelles. Aucun impact. En cat-nat, le délai court à compter de la publication de l'arrêté au Journal officiel.
  • Le véhicule endommagé en stationnement par un auteur non identifié. Aucun impact sur le coefficient.
  • L'accident dont vous n'êtes pas responsable, avec tiers identifié et assuré. Aucun impact, et vous n'avancez pas la franchise.

« Sans impact sur le CRM » ne veut pas dire « sans conséquence ». Ces sinistres alimentent votre fréquence, que l'assureur examine au renouvellement. Trois bris de glace en dix-huit mois ne majorent pas votre coefficient mais peuvent motiver un non-renouvellement.

Le seuil à partir duquel il vaut mieux payer soi-même

Il n'existe pas de seuil universel — c'est pourquoi cette page propose un calcul plutôt qu'une règle. Mais la mécanique est simple.

Déclarer vous coûte la franchise, plus le surcoût de prime cumulé sur toute la durée du malus. Ne pas déclarer vous coûte le montant des réparations. Le point de bascule se situe là où les réparations dépassent la somme des deux premiers.

  • Une prime élevée rend le malus cher : un conducteur à 1 600 € perd bien plus qu'un conducteur à 450 € pour le même sinistre.
  • Un bon coefficient aggrave la perte relative : vous avez plus à perdre qu'un conducteur déjà malussé, dont le coefficient est de toute façon plafonné.
  • Une franchise élevée réduit l'intérêt de déclarer, puisqu'elle s'ajoute au malus.
  • Une formule tous risques réduit la part de prime soumise au CRM, donc le coût réel du malus.

Sur un profil courant — prime de 700 à 900 €, coefficient autour de 0,70, franchise de 300 à 400 €, tous risques — la bascule se situe souvent entre 900 et 1 400 € de réparations. Ce sont des ordres de grandeur : faites tourner le calcul avec vos vrais chiffres.

Le vrai risque : la résiliation

Le malus est un coût. La résiliation est un changement de catégorie.

L'article R.113-10 du Code des assurances autorise l'assureur à résilier après sinistre, lorsque cette faculté est prévue au contrat, avec un préavis d'un mois. Elle est rarement exercée pour un premier sinistre, mais le devient à partir du deuxième ou du troisième en peu de temps.

Un conducteur résilié pour sinistralité ne se réassure pas au tarif du marché : selon le profil, la prime augmente couramment de 40 % à 100 %, et le nombre d'assureurs acceptant le dossier se réduit à quelques acteurs spécialisés. Un malus de 300 € par an devient une surprime de 800 €.

C'est pourquoi le simulateur alerte dès que le coefficient projeté dépasse 1,25 ou que vous déclarez deux sinistres responsables sur 24 mois. Dans cette zone, la question n'est plus « déclarer ou pas » : c'est préparer votre solution de repli avant que l'assureur ne prenne les devants.

Outil complémentaire

Générez votre lettre de résiliation

Choisissez votre motif : le simulateur rédige le courrier avec le bon fondement légal et le bon délai. À envoyer en recommandé avec accusé de réception.

Trois cas chiffrés

Le pare-chocs sur un poteau — 1 400 €, tous risques

Conducteur à 0,64, prime de 820 €, franchise de 350 €. Déclarer fait passer le coefficient à 0,80 et coûte, franchise comprise, environ 750 € sur cinq ans. Les réparations en coûtent 1 400. Déclarer est nettement avantageux.

Le rétroviseur et la portière — 750 €, tous risques

Même conducteur. La franchise absorbe à elle seule près de la moitié du sinistre, et le malus ajoute environ 400 € sur cinq ans. Payer de sa poche reste plus économique, et c'est le cas où les automobilistes déclarent le plus souvent à tort, par réflexe.

La sortie de route — 4 600 €, tiers étendu

Aucun tiers, aucune garantie dommages tous accidents. Il n'y a rien à déclarer : les réparations sont intégralement à votre charge. Le seul enseignement utile est qu'une formule tous risques aurait coûté quelques centaines d'euros de plus par an et évité ces 4 600 €.

Questions fréquentes

Puis-je déclarer un sinistre plusieurs semaines après ?

Le délai légal est de cinq jours ouvrés. Passé ce délai, l'assureur peut opposer la déchéance de garantie, mais seulement s'il démontre que le retard lui a causé un préjudice — par exemple l'impossibilité de constater les dégâts.

Mon assureur peut-il découvrir un sinistre que je n'ai pas déclaré ?

S'il n'implique aucun tiers et qu'aucune indemnisation n'est demandée, il n'existe pas de fichier qui le recense. Dès qu'un tiers déclare de son côté, l'information circule entre assureurs via la convention IRSA et votre relevé d'information en portera la trace.

Le malus s'applique-t-il si je suis assuré au tiers ?

Oui, dès lors que votre responsabilité civile a été engagée pour indemniser un tiers. Vous subissez la majoration alors même que vos propres réparations ne sont pas prises en charge.

Le malus est-il transféré si je change d'assureur ?

Oui. Le coefficient est attaché au conducteur, pas au contrat. Le relevé d'information, remis sous quinze jours sur demande, retrace les cinq dernières années et suit chaque nouvelle souscription.

Combien de temps un sinistre reste-t-il sur mon relevé ?

Cinq ans. Les sinistres antérieurs disparaissent, même si leur effet sur le coefficient s'est éteint plus tôt du fait des réductions annuelles.

Un accident non responsable peut-il me faire résilier ?

Il n'affecte pas votre coefficient, mais figure sur votre relevé et compte dans votre fréquence de sinistres, dont l'assureur peut tenir compte au renouvellement.

Puis-je annuler une déclaration déjà envoyée ?

Vous pouvez renoncer à l'indemnisation tant que le dossier n'est pas réglé et demander que le sinistre ne soit pas retenu au titre du CRM. Certains assureurs l'acceptent, notamment si vous remboursez une avance. Ce n'est pas un droit : cela se négocie, et mieux vaut le faire tôt.

Que se passe-t-il si je suis résilié pour sinistralité ?

Vous restez tenu de vous assurer : rouler sans assurance est un délit. Des assureurs spécialisés couvrent les profils résiliés à un tarif supérieur. Si aucun ne vous accepte, le Bureau central de tarification peut contraindre un assureur de votre choix à vous couvrir en responsabilité civile.

Ce simulateur enregistre-t-il mes données ?

Le calcul s'exécute dans votre navigateur. Vos coordonnées sont transmises à SI CLAIRE pour vous adresser votre résultat. Le rappel téléphonique est soumis à une case distincte et facultative : votre résultat s'affiche que vous la cochiez ou non. Vous pouvez demander la suppression de vos données à tout moment.

Un doute sur votre situation ?

SI CLAIRE est courtier en assurances, spécialisé notamment sur les profils malussés, résiliés et jeunes conducteurs. Nos conseillers lisent vos conditions particulières et vous disent où vous en êtes — que vous deveniez client ou non.

Un conseiller vous répond — 01 89 71 40 45